07.12.2025

Impôts société Andorre : comprendre la fiscalité des entreprises dans la principauté

Depuis plusieurs années, l’Andorre attire un nombre croissant d’entrepreneurs européens. Longtemps perçue comme un territoire à part, la principauté a profondément modernisé son cadre fiscal, juridique et économique. Aujourd’hui pleinement intégrée aux standards internationaux, elle propose une fiscalité des entreprises parmi les plus basses d’Europe, tout en garantissant transparence, sécurité juridique et coopération fiscale. Dans ce contexte, la question des impôts sur les sociétés en Andorre est devenue centrale pour de nombreux porteurs de projets, investisseurs et dirigeants cherchant à structurer leur activité dans un environnement plus compétitif que celui de l’Europe de l’Ouest. Découvrez le fonctionnement réel de la fiscalité des entreprises andorranes.


Le cadre général de la fiscalité des sociétés en Andorre

Avant d’entrer dans les taux et les mécanismes d’imposition, il est essentiel de comprendre le cadre légal dans lequel évoluent les entreprises andorranes. Depuis la réforme fiscale engagée au début des années 2010, l’Andorre dispose d’un système fiscal moderne, conforme aux standards internationaux. L’impôt sur les sociétés y a été instauré en 2012, marquant une rupture nette avec l’ancien modèle ultra-confidentiel du pays.

Aujourd’hui, les entreprises andorranes sont :

  • Soumises à une fiscalité officielle,
  • Tenues à des obligations comptables strictes,
  • Intégrées aux mécanismes d’échange automatique d’informations fiscales,
  • Contrôlées par une administration fiscale structurée.

L’Andorre n’est plus un territoire d’opacité. Elle fonctionne selon des règles proches de celles des pays de l’Union européenne, tout en conservant une politique fiscale extrêmement compétitive.

Le taux de l’impôt sur les sociétés en Andorre

Le principal argument d’attractivité de la fiscalité andorrane reste son taux d’imposition des bénéfices. Le taux normal de l’impôt sur les sociétés en Andorre est fixé à 10 %. Ce niveau est aujourd’hui l’un des plus faibles d’Europe, très largement en dessous des grandes économies voisines.

À titre de comparaison :

  • France : environ 25 %
  • Espagne : 25 %
  • Italie : environ 24 %
  • Allemagne : autour de 30 % en cumul fédéral et local

En Andorre, ce taux de 10 % constitue un plafond. Dans certaines situations spécifiques, notamment dans les premières années d’activité ou selon la nature de l’activité exercée, des mécanismes permettent d’abaisser l’imposition effective en dessous de ce seuil.

Les régimes particuliers et taux réduits

Au-delà du taux normal, l’Andorre a mis en place plusieurs dispositifs visant à encourager l’entrepreneuriat et l’investissement. Certaines sociétés peuvent bénéficier de taux effectifs réduits, notamment :

  • Les jeunes entreprises dans leurs premières années d’exploitation,
  • Certaines structures liées à l’innovation ou à l’export,
  • Des activités spécifiques sous conditions strictes.

Dans ces cas de figure, l’imposition réelle peut descendre à des niveaux situés entre 2 % et 5 %, sans jamais sortir du cadre légal. Ces mécanismes sont encadrés par l’administration andorrane. Ils supposent une activité réelle, des emplois sur place et une comptabilité parfaitement conforme.

Sur quels bénéfices s’appliquent les impôts société en Andorre ?

L’impôt sur les sociétés andorran porte sur les bénéfices nets réellement réalisés. Sont imposés :

  • Les résultats d’exploitation,
  • Les bénéfices commerciaux,
  • Les revenus de prestations de services,
  • Les marges issues de l’e-commerce,
  • Les revenus financiers liés à l’activité de l’entreprise.

En revanche, les charges liées à l’exploitation sont pleinement déductibles :

  • Salaires,
  • Loyers,
  • Charges sociales,
  • Frais de fonctionnement,
  • Frais de déplacement,
  • Investissements amortissables.

La logique est donc similaire à celle des autres pays européens, mais avec une pression fiscale très largement allégée.

Les dividendes et la fiscalité des associés

La fiscalité des sociétés en Andorre devient particulièrement attractive au moment de la distribution des bénéfices. Les dividendes versés aux associés ne sont pas imposés en Andorre. Il n’existe aucune retenue à la source sur les distributions, ce qui constitue un avantage majeur pour les dirigeants actionnaires.

Cela signifie concrètement qu’un entrepreneur peut :

  • Payer 10 % d’impôt sur les bénéfices,
  • Se verser ensuite les dividendes sans fiscalité locale supplémentaire.

La fiscalité finale dépend ensuite du pays de résidence personnelle de l’associé. Pour un résident fiscal andorran, l’absence d’imposition sur les dividendes permet une optimisation particulièrement efficace.

TVA andorrane (IGI) et fiscalité indirecte

L’impôt sur les sociétés ne constitue qu’un volet de la fiscalité des entreprises. La fiscalité indirecte est également un facteur clé. La TVA locale en Andorre, appelée IGI, est fixée à 4,5 % au taux normal. Elle est aujourd’hui la plus basse d’Europe. Des taux réduits existent pour :

  • L’hôtellerie,
  • Certains produits de première nécessité,
  • Les activités spécifiques réglementées.

Pour les entreprises, cette faible fiscalité indirecte permet :

  • Des prix plus compétitifs,
  • Une meilleure marge commerciale,
  • Une attractivité accrue auprès de la clientèle internationale.
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Comparaison avec la fiscalité des sociétés en France

La différence entre les impôts société en Andorre et en France est particulièrement marquée. En France, les entreprises sont soumises à :

  • Environ 25 % d’impôt sur les sociétés,
  • Une fiscalité lourde sur les dividendes,
  • Une TVA à 20 %,
  • De nombreuses taxes additionnelles (CFE, CVAE, etc.).

En Andorre, l’environnement est beaucoup plus lisible :

  • IS plafonné à 10 %,
  • Pas d’imposition locale lourde,
  • Dividendes non taxés localement,
  • TVA trois à quatre fois plus faible.

Cette différence explique en grande partie l’intérêt croissant des entrepreneurs pour la principauté.

Conditions pour bénéficier de la fiscalité andorrane

La faible fiscalité des sociétés en Andorre ne s’applique pas automatiquement. Elle repose sur des conditions strictes. Pour qu’une société soit fiscalement reconnue en Andorre, il faut :

  • Une entreprise immatriculée localement,
  • Un siège social réel,
  • Une activité économique effective,
  • Une direction exercée depuis l’Andorre,
  • Une comptabilité conforme aux normes locales.

Les sociétés « coquilles vides » sont exclues. L’administration vérifie la substance économique, l’existence de locaux, de salariés ou de prestataires, et la cohérence entre chiffre d’affaires et moyens matériels.

Les obligations comptables et déclaratives

L’environnement fiscal andorran est simple, mais strictement encadré. Les entreprises doivent :

  • Tenir une comptabilité annuelle,
  • Déposer leurs comptes,
  • Effectuer une déclaration annuelle d’impôt sur les sociétés,
  • Payer l’impôt correspondant dans les délais réglementaires.

Les contrôles fiscaux existent. Ils sont généralement ciblés sur :

  • La cohérence de l’activité,
  • La réalité de la substance économique,
  • Les flux internationaux.

À quels profils d’entrepreneurs s’adresse la fiscalité andorrane ?

L’Andorre attire principalement certains profils d’activités. On y retrouve notamment :

  • Consultants internationaux,
  • E-commerçants,
  • Sociétés de prestations digitales,
  • Holdings,
  • Startups,
  • Professions libérales structurées en société,
  • Activités de trading légal.

Le point commun reste la mobilité et la capacité à exercer une activité réelle depuis le territoire andorran.

Avantages et limites des impôts société en Andorre

Si l’Andorre offre un cadre fiscal exceptionnel, il n’est pas universel. Parmi les principaux avantages :

  • Faible taux d’imposition,
  • Dividendes non taxés,
  • TVA ultra compétitive,
  • Stabilité juridique,
  • Proximité avec la France et l’Espagne.

Parmi les limites à connaître :

  • Marché intérieur réduit,
  • Nécessité d’une vraie implantation locale,
  • Banque sélective,
  • Coût de la vie plus élevé que certaines régions espagnoles.

L’Andorre n’est donc pas un eldorado automatique, mais un outil d’optimisation structuré.

Andorre : fiscalité optimisée mais conformité totale

Contrairement aux paradis fiscaux classiques, l’Andorre fonctionne aujourd’hui en totale transparence. Elle applique :

  • L’échange automatique d’informations fiscales,
  • La lutte contre le blanchiment,
  • Les standards OCDE,
  • La traçabilité des flux financiers.

Cela permet aux entrepreneurs de sécuriser leur structure sur le long terme, sans risque de remise en cause brutale ou de blocage bancaire.

Conclusion : impôts société Andorre, un modèle fiscal d’équilibre

La fiscalité des sociétés en Andorre repose sur un équilibre rare en Europe : une imposition extrêmement faible, combinée à une reconnaissance internationale complète. Avec un impôt sur les sociétés plafonné à 10 %, des dividendes non taxés localement, une TVA à 4,5 % et un cadre juridique stable, la principauté s’impose aujourd’hui comme l’une des destinations les plus attractives pour les entrepreneurs européens. Loin de l’image du paradis fiscal d’autrefois, l’Andorre incarne désormais un modèle de fiscalité optimisée, légale et durable, à condition de respecter les règles d’implantation réelle et d’activité économique effective.

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