22.12.2025

Paradis fiscal Andorre ? 10 questions pour comprendre la réalité fiscale de la Principauté

Le terme « paradis fiscal Andorre » est fréquemment utilisé dans les recherches en ligne, souvent par simplification ou par héritage d’une image ancienne. Pourtant, la réalité actuelle de la Principauté est bien différente. Andorre ne figure plus sur aucune liste noire internationale et applique aujourd’hui un cadre fiscal transparent, réglementé et conforme aux standards européens. À travers 10 questions essentielles, cet article propose d’expliquer pourquoi Andorre n’est pas un paradis fiscal, tout en resant le pays à la fiscalité la plus basse d’Europe.


La principauté d'Andorre est-elle un paradis fiscal ? 10 réponses pour vous éclairer !

Souvent associée, à tort, à l’image de paradis fiscal, la Principauté d’Andorre fait l’objet de nombreuses idées reçues. Si sa fiscalité figure parmi les plus attractives d’Europe, elle repose aujourd’hui sur un cadre légal strict, transparent et conforme aux normes internationales. Impôts, obligations déclaratives, contrôles et coopération fiscale font désormais partie intégrante de son système. À travers ces 10 réponses, faisons le point de manière claire et factuelle sur la réalité fiscale andorrane.

Question 1 : Pourquoi Andorre est-elle souvent qualifiée de paradis fiscal ?

Andorre a longtemps été perçue comme un territoire à fiscalité opaque, notamment avant les années 2010. À cette époque, l’absence d’impôt direct sur le revenu et la discrétion bancaire ont contribué à cette image. Cette perception persiste aujourd’hui dans l’imaginaire collectif, bien qu’elle ne corresponde plus à la réalité juridique et fiscale actuelle.

Question 2 : Andorre est-elle reconnue comme paradis fiscal par les autorités internationales ?

Non. Andorre ne figure sur aucune liste noire ou grise de l’Union européenne, de l’OCDE ou du FMI. La Principauté a signé des conventions internationales d’échange automatique d’informations et respecte les normes de transparence fiscale. À ce titre, elle est considérée comme un État coopératif.

Question 3 : Quelle est la différence entre paradis fiscal et fiscalité attractive ?

Deux notions souvent confondues ! Un paradis fiscal repose sur l’opacité, l’absence de coopération internationale et l’évasion fiscale. Andorre, à l’inverse, propose une fiscalité faible mais déclarative, encadrée et contrôlée. Les contribuables y sont identifiés, imposés et soumis à des obligations légales strictes.

Question 4 : Quels impôts existent réellement en Andorre ?

Andorre dispose aujourd’hui de tous les grands impôts existant en Europe :

La différence réside dans les taux appliqués, nettement inférieurs à ceux des pays voisins.

Question 5 : Quels sont les taux d’imposition en Andorre ?

Les plus bas d’Europe, mais bien réels :

  • IRPF plafonné à 10 %
  • Impôt sur les sociétés plafonné à 10 %
  • TVA (IGI) à 4,5 %

Ces taux expliquent l’attractivité d’Andorre, sans pour autant supprimer l’imposition ou les obligations fiscales.

Question 6 : La transparence bancaire est-elle respectée en Andorre ?

Le secret bancaire n’existe plus en Andorre. Les établissements financiers appliquent les règles internationales de conformité (KYC, lutte anti-blanchiment, échange automatique d’informations). Les comptes sont déclarés et accessibles aux administrations fiscales partenaires.

Question 7 : Peut-on s’installer en Andorre uniquement pour payer moins d’impôts ?

Non. L’obtention de la résidence fiscale andorrane implique des conditions précises : présence effective, centre des intérêts économiques, investissement, activité professionnelle ou patrimoniale réelle. Andorre ne permet pas les résidences fictives ou purement fiscales.

Question 8 : Les entreprises en Andorre sont-elles contrôlées ?

Un cadre juridique aligné sur l’Europe. Les sociétés andorranes doivent tenir une comptabilité, déposer leurs comptes, déclarer leurs revenus et respecter les obligations fiscales et sociales. Les contrôles existent et les sanctions sont effectives en cas de non-conformité.

Question 9 : Pourquoi Andorre reste-t-elle fiscalement plus avantageuse que ses voisins ?

Un choix économique assumé. La faible fiscalité andorrane est un choix de politique économique visant à attirer talents, entrepreneurs et investisseurs, tout en compensant par une consommation locale dynamique, des cotisations sociales et une croissance maîtrisée. Ce modèle repose sur l’équilibre, non sur l’évasion fiscale.

Question 10 : Peut-on encore parler de « paradis fiscal Andorre » aujourd’hui ?

Une expression inexacte mais répandue. Parler de paradis fiscal pour Andorre est juridiquement faux. La Principauté est un État fiscalement compétitif, transparent et conforme aux standards internationaux. Elle se distingue non par l’absence d’impôts, mais par leur modération.

En conclusion : Andorre, fiscalité attractive et cadre légal européen

Andorre n’est pas un paradis fiscal, mais un pays à fiscalité maîtrisée, transparente et structurée, offrant l’un des environnements fiscaux les plus avantageux d’Europe dans un cadre parfaitement légal. Cette nuance est essentielle pour comprendre l’intérêt croissant pour la Principauté, tant pour les particuliers que pour les entrepreneurs. La fiscalité andorrane séduit non par l’opacité, mais par la stabilité, la lisibilité et l’équilibre entre attractivité économique et conformité internationale.

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